Kyiv belle, libre, vivante et fragile.
Séjourner à Kyiv, en ces temps de guerre, peut paraitre étrange. Et pourtant on découvre une ville belle de ses églises qui jettent des éclats dorés dans le ciel. On sent la vie de ses habitants qui continuent à profiter de la douceur des soirées d’été, marchant dans les magnifiques parcs qui surplombent le fleuve Dniepr, écoutant des musiques entrainantes et des danses. On sent la liberté de ses citoyens qui manifestent avec ardeur place Maidan. Mais on sent aussi la guerre si proche, fixant avec douleur le mur de la cathédrale Saint Michel, orné des visages de tant d’hommes morts aux combats. Tout prés, sur la place Sainte Sophie, des épaves de chars russes, bêtes immondes désormais inoffensives, rouillent sous le regard des passants. La beauté cotoie la mort à Kyiv. La vie est si fragile.































