En pénétrant dans la cathédrale Notre-Dame de Reims, vous êtes accueilli par un ange qui vous sourit mystérieusement.
Mais vous êtes surtout émerveillé par la lumière et les couleurs des vitraux de toutes les époques dont beaucoup sont contemporains, après les bombardements dont souffrit la cathédrale en 1914-18.
On peut citer La petite Rose avec les litanies de Marie qui vous ouvre les bras, datant de 1936.
Le magnifique vitrail du Champagne fut réalisé par Jacques Simon en 1954. Les vignerons s’activent à la vigne, au pressoir, tandis qu’au-dessus d’eux, le pressoir mystique est représenté.
Marc Chagall, en 1974, marqua son empreinte la cathédrale avec des vitraux qui nous parlent des rois de l’ancien testament et des rois de France. Du flanc de Jessé sort la branche donnant naissance aux rois de Juda, dont Chagall a retenu Saül, le roi rejeté, David, qui joue de la harpe, son instrument préféré, et Salomon, sur son trône rendant la justice. Les plus grands épisodes historiques y sont représentés : le baptême de Clovis, le sacre du jeune Saint-Louis ou encore celui de Charles VII en présence de Jeanne d’Arc.
Les vitraux modernes de Imi Knoebel, installés en 2011, ajoutent une touche contemporaine à l'édifice. Ces vitraux abstraits, avec leurs formes géométriques, contrastent avec les motifs médiévaux. Ils s’élèvent comme des colonnes de flammes de couleurs ou le bleu domine.
Il fait bon venir rêvasser à la Cathédrale de Reims, songeant aux Anges, aux Rois et à tous ces fous pétris de Foi et bâtisseurs de cathédrale.






















