Comment parler d’une cathédrale qu’on voit et revoit depuis vingt ans ? Il faut bien se décider un jour et parler de la « lanterne du Bon Dieu ».
Mais le mieux est de s’y rendre, voir les centaines de bougies vacillantes dans l’obscurité, allumées par les fidèles, sur lesquelles Marie et l’enfant Jésus veillent. Et surtout s’émerveiller devant les vitraux de toutes les époques.
La cathédrale Saint-Étienne de Metz est l'un des plus grands édifices gothiques d'Europe. Sa construction, ordonnée par l'évêque Conrad de Scharfenberg, s'étend de 1220 à 1552. Bâtie en pierre de Jaumont qui lui confère sa teinte dorée, elle impressionne par sa nef culminant à 41 mètres, la plus haute de France à égalité avec Amiens et sa tour de la Mutte atteignant 90 mètres.
Son surnom de « Lanterne du Bon Dieu », attribué par Verlaine, lui vient de ses 6 500 m² de vitraux, une surface exceptionnelle (Chartres n'en compte que 2 600 m²). Ces verrières couvrent huit siècles d'art verrier : d'Hermann de Münster (XIVᵉ) et Valentin Bousch (XVIᵉ) jusqu'aux œuvres contemporaines de Jacques Villon, Marc Chagall et, depuis 2021, Kimsooja.
La crypte renfermerait le légendaire Graoully, dragon lié à l'évangélisation de Metz par saint Clément. Le pape Jean-Paul II l'a visitée le 10 octobre 1988, et le chœur a été réaménagé en 2006 par le designer Mattia Bonetti.



















































































